Interview de Jérémy Audel, Ecrivain

Présente toi en quelques mots…

Je m’appelle Jérémy, j’ai 40 ans, marié et 3 enfants à la maison. Je suis d’origine martiniquaise, je suis né et j’ai grandi en région parisienne et je suis lorrain d’adoption depuis quelques années.

Pourquoi es-tu devenu auteur ? Par quelles voies as-tu dû passer pour y arriver ?

J’aime écrire depuis l’adolescence, mais surtout des textes destinés à un public restreint. Je me suis lancé le défi d’écrire un ouvrage à destination du grand public. Le résultat, c’est mon premier roman : Hippolyte, esclave ordinaire. Cela a été fastidieux car c’est un roman historique, ce qui exige un travail de recherche assez précis. Ensuite, il m’a fallu trouver une maison d’éditions qui accepte de me publier, ce que j’ai fait en envoyant mon manuscrit à plusieurs éditeurs, dont MVO Editions qui m’a retenu.

As-tu des mentors ou des personnes en particulier qui t’ont aidé dans ton cette tâche ?

J’ai fait lire mon manuscrit à des amis qui m’ont donné de précieux conseils pour améliorer la qualité de mon texte. Je ne les en remercierai jamais assez.
Je ne dirais pas que j’ai des mentors, mais il y a des écrivains que j’admire et qui m’ont sans doute donné envie d’écrire comme Robert Merle, Catherine Clément, Patrick Chamoiseau et tant d’autres…

Où trouves-tu l’inspiration ?

Il n’y a pas de recette particulière, les idées me viennent assez naturellement, le plus dur est de les retranscrire correctement à l’écrit. Il m’arrive lorsqu’il y a une scène de dialogues que j’essaye de jouer les rôles des personnages à la manière d’une pièce de théâtre, ça m’aide à imaginer ce que pourrait être la conversation entre les protagonistes.

Quels sont tes projets d’écrivain ?

Le personnage de Hippolyte et son univers me plaisent, donc j’ai l’intention de continuer à écrire dans ce cadre pour le moment.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait se lancer dans le métier d’auteur ?

La recherche et l’écriture ont été longues et parfois difficiles, mais c’est un plaisir, pas vraiment un challenge. Trouver une maison d’éditions de qualité en a été un. Ce n’est pas évident de s’y retrouver entre tous les éditeurs, notamment ceux à compte d’auteur.
Ensuite, mon premier roman vient de paraître donc tout est un peu un nouveau challenge pour moi. L’appréhension de la critique, la première séance de dédicace, la première interview… C’est exaltant, mais pas évident.

Comment a débuté ton projet littéraire ?

C’est un mélange de plusieurs éléments : j’aime écrire, je voulais me frotter aux critiques du grand public, je suis d’origine antillaise, j’aime l’Histoire, l’esclavage et la traite des noirs est une période que j’aime étudier… La combinaison de tout cela m’a donné envie de me lancer.

Quel est le style littéraire de ton livre ?

C’est compliqué de l’auto-définir. Je ne me dis pas que je vais écrire dans tel ou tel style lorsque je suis face à ma page blanche. Mes lecteurs me disent que la lecture est très fluide et rapide. Ce qui me va très bien car il me semble que c’est primordial que la lecture soit accessible à tous.

Combien de temps à durer ce projet, de l’idée à la réalisation ?

Entre le travail de recherche et d’écriture, cela m’a pris environ 3 ans.

Peux-tu nous résumer livre ? Nous donner envie de lire ton roman ?

Il s’agit d’un roman historique qui se passe en 1831 sur l’île de la Martinique. C’est donc à la fois un voyage dans le temps et dans l’espace. Hippolyte est un jeune mulâtre, esclave domestique sur la plantation De Blannay. Il est rétrogradé à la suite d’une injustice et doit subir le dur travail des champs de cannes à sucre. L’esclave a toutes les raisons d’alimenter des désirs de vengeance. C’est alors que des suspicions d’empoisonnement naissent sur le domaine…
Au-delà des mésaventures d’Hippolyte, un tableau historique, social et culturel est dépeint. C’est une façon récréative d’en apprendre plus sur une période de l’Histoire assez peu enseignée, d’en découvrir le quotidien du point de vue de l’esclave mais aussi de celui du propriétaire d’esclaves.

Quelles ont été les difficultés à écrire cet ouvrage ?

Le temps est la principale contrainte. Il faut être capable d’intégrer que l’écriture prend du temps, en tout cas, en ce qui me concerne. On recherche, on écrit, et après le premier jet on corrige, on essaye d’améliorer… il se passe beaucoup de temps entre le début du projet et la publication. D’où la nécessité de faire preuve de patience.

Une ou des suites sont-elles déjà prévues ?

C’est bien possible, oui. 🙂

Où peut-on acquérir ton roman ?

Sur le site de ma maison d’éditions, en le commandant dans toute librairie ou les sites classiques sur Internet.

S’il te restait une journée à vivre, tu ferais quoi

Je partagerais un maximum de temps avec les gens que j’aime

Tu as le mot de la fin !

Merci beaucoup pour cet entretien, c’est important de mettre en avant les œuvres littéraires. Il est plus que jamais primordial de lire pour se cultiver, apprendre ou tout simplement se divertir.

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